Apnée du sommeil

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L’apnée du sommeil regroupe à la fois le syndrome d’apnées–hypopnées obstructives du sommeil et les ronflements pathologiques.
Elle touche de nombreuses personnes sans que celles-ci en aient conscience, les personnes en surpoids ou obèses étant particulièrement à risque. Il n’est d’ailleurs pas rare qu’une personne obèse ait besoin d’oxygène ou d’un appareil respiratoire pour dormir correctement.

Comprendre l’apnée du sommeil

Le syndrome d’apnée du sommeil se caractérise par des pauses respiratoires involontaires pendant le sommeil, qui provoquent des microéveils répétés dont le dormeur n’a souvent pas conscience.
Les conséquences sont pourtant bien réelles :

  • fatigue chronique,
  • somnolence dans la journée,
  • troubles de la concentration ou de la mémoire,
  • irritabilité,
  • baisse de libido.

Mais ce n’est pas tout : ce syndrome est aussi un facteur de risque majeur de maladies cardiovasculaires, telles que :

  • hypertension artérielle,
  • accident vasculaire cérébral (AVC),
  • infarctus du myocarde,
  • troubles du rythme cardiaque,
  • insuffisance cardiaque.

En France, ce trouble est fréquent mais encore sous-diagnostiqué.

Les liens avec le surpoids et l’obésité

Le surpoids, et surtout l’obésité abdominale, s’accompagne souvent d’une augmentation de la masse grasse au niveau de la langue, du cou et du thorax, ce qui peut favoriser une obstruction des voies respiratoires pendant le sommeil. En effet, du fait de cette localisation particulière, l’excès de graisse exerce une pression sur les voies aériennes supérieures et leur effondrement temporaire pendant l’inspiration.

Ainsi, plus l’indice de masse corporelle (IMC) est élevé, plus le risque d’apnée du sommeil est important.
Perdre du poids peut donc réduire la fréquence et la sévérité des apnées, voire faire disparaître complètement les troubles qui y sont associés chez certains patients.

Le dépistage : une étape clé

Vous êtes :

  • souvent fatigué au réveil ?
  • somnolent(e) pendant la journée ?
  • sujet à des ronflements forts ?
  • irritable ou en perte d’énergie ?

Si vous êtes en surpoids ou obèse et que vous vous reconnaissez dans ces signes, il est important de vous faire dépister.

Plusieurs questionnaires de dépistage fiables existent :

  • STOP-Bang (le plus précis),
  • Questionnaire de Berlin,
  • Échelle de somnolence d’Epworth.

Ces outils sont utilisés par les spécialistes du sommeil pour évaluer votre risque d’apnée du sommeil. En cas de score élevé, consultez votre médecin traitant pour qu’il puisse vous orienter vers un spécialiste (médecin pneumologue, cardiologue, somnologue ou ORL) qui vous recommandera une polygraphie ventilatoire (examen nocturne à domicile) ou une polysomnographie (examen nocturne à l’hôpital) .

Solutions et amélioration possible

Bonne nouvelle, dans de nombreux cas, il est possible d’agir efficacement en modifiant son mode de vie :

Perdre du poids est souvent la première recommandation :
➡ Une perte de 5-10 % du poids initial peut réduire nettement la sévérité des apnées.
➡ Chez environ 1 patient sur 2, les apnées disparaissent complètement après une perte de poids suffisante.

Adapter son hygiène de vie : éviter l’alcool le soir, ne pas dormir sur le dos, pratiquer une activité physique régulière…

Traitement par ventilation à pression positive continue (VPPC) : un appareil peut être prescrit pour maintenir les voies respiratoires ouvertes la nuit.

Suivi médical et diététique régulier : pour ajuster la prise en charge et prévenir les complications.