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Parmi les nombreuses complications liées à la prise de poids, on parle de plus en plus de la MASH, également appelée dans le langage courant « maladie du foie gras » ou « maladie du soda ».
C’est une maladie fréquente – la MASH concerne environ 1 personne sur 4 dans la population générale – mais encore mal connue et sous-diagnostiquée, qui peut pourtant entraîner des conséquences très graves si elle n’est pas dépistée à temps.
Comprendre le diabète
La MASH (pour Metabolic dysfunction-Associated SteatoHepatitis) est une maladie du foie qui n’est pas causée par une infection virale ou par l’alcool, mais fortement liée à des déséquilibres métaboliques comme le surpoids, le diabète ou l’hypertension.
Elle se caractérise par une accumulation excessive de graisses dans le foie, qu’on appelle stéatose hépatique. Avec le temps, cette stéatose peut évoluer vers une inflammation du foie, une destruction progressive de ses cellules (hépatites), une fibrose, voire une cirrhose ou un cancer du foie dans les cas les plus graves.
Le plus problématique, c’est qu’elle évolue insidieusement sans provoquer aucun symptôme pendant plusieurs années. Beaucoup de personnes découvrent leur maladie par hasard, à l’occasion d’un bilan sanguin ou après l’apparition d’une complication cardiovasculaire ou hépatique.
Quels sont les facteurs de risque ?
La MASH est favorisée par :
- un excès de graisse intra-abdominale (graisse viscérale),
- un diabète de type 2 ou une insulinorésistance,
- un taux élevé de cholestérol ou de triglycérides (dyslipidémie),
- une hypertension artérielle,
- une alimentation déséquilibrée, trop riche en sucres et en graisses transformées,
- un manque d’activité physique.
Tous ces facteurs favorisent l’accumulation de graisse dans le foie, mais aussi à l’intérieur et autour d’autres organes (cœur, reins, pancréas), ce qui aggrave les complications métaboliques et cardiovasculaires.
Comment dépister la MASH ?
Le dépistage est essentiel, car plus la MASH est détectée tôt, plus elle est facilement réversible.
Voici les étapes clés du dépistage :
1- Une prise de sang
Recommandée en cas de surpoids, de diabète ou d’hypertension, elle permet d’explorer les taux sanguins des enzymes du foie et d’autres marqueurs.
2- Un calcul de score de risque
Des scores comme le FIB-4 ou le NAFLD Fibrosis Score, calculés à partir des résultats du bilan sanguin, permettent d’évaluer le risque de MASH et de fibrose hépatique.
3- Un examen par élastométrie
Si le risque est élevé, un FibroScan® peut mesurer la dureté du foie. Cet examen utilisant les ultrasons est à la fois rapide et indolore.
4- La biopsie hépatique
Rarement utilisée, elle est réservée aux cas complexes pour confirmer le diagnostic par l’analyse d’un fragment de foie.
Quels traitements aujourd’hui ?
À ce jour, il n’existe aucun médicament spécifique pour traiter la MASH.
Mais la bonne nouvelle, c’est que de simples changements du mode de vie peuvent considérablement améliorer la santé hépatique des personnes atteintes de MASH.
Une perte de 10 % du poids initial permet, chez 9 patients sur 10, une régression de la maladie, avec une diminution de la graisse dans le foie, une réduction de l’inflammation, et parfois même une régression de la fibrose.
Une activité physique régulière et un régime alimentaire adapté (hypocalorique et hypoglucidique), idéalement accompagnés par des professionnels de santé, permettent non seulement d’agir sur la MASH, mais aussi de prévenir ses complications cardiovasculaires.
En revanche, au stade de cirrhose ou de cancer du foie, les atteintes hépatiques sont irréversibles. Une greffe du foie doit alors être envisagée.
